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  • Photo du rédacteur: Henitsoa
    Henitsoa
  • 10 oct. 2023
  • 2 min de lecture

A travers les mots saisissants de Jérôme Colin, quelle immersion poignante de partir à la rencontre des « dragons ». Adolescent(e)s invisibilisé(e)s, habité(e)s par le mal-être, en conflit avec leur famille, l’école, …,profondément blessé(e)s et malheureux/ses de ne pas comprendre leur place ici-bas…


Le court roman « les dragons » démarre par une décision soudaine de Léa, en couple avec Jérôme depuis 10 ans, de s’éloigner de lui…faute de pouvoir se projeter, les années passant, dans un avenir constructif… tel que se plonger ensemble dans l’aventure familiale. Par amour, elle a longtemps tenté de le sortir de ses silences, de ses absences et de ses nombreuses angoisses jusqu’à se résoudre à 35 ans à s’éloigner de cette immobilité qui les consume peu à peu.


Ainsi, on découvre Jérôme adulte, seul au milieu de sa bibliothèque, avec le regard accroché par une phrase de P.Roth : « Penche-toi sur ton passé. Répare ce que tu peux réparer. Et tâche de profiter de ce qui te reste », qui résonne fort en lui et qui l’invite à raconter par écrit ses souvenirs d’enfance.


A 15 ans, interné sur décision de justice, dans un centre de soins psychiatriques pour adolescents de 13 à 18 ans, il y rencontre « les dragons », des adolescents perdus face à leurs monstres, malheureux dans ce monde qui ne leur plaît pas, épuisés et en grande souffrance de ne trouver leur place nulle part…dont la bouleversante Colette aux « bras lacérés jusqu'aux épaules, incisions profondes et crâne rasé » dontil tombe instantanément amoureux…


Jérôme Colin met en lumière le mal de vivre de ces jeunes (« Je ne savais pas qu’on pouvait avoir vécu si peu et déjà souffrir si fort, si intensément), leur sensibilité, leur honnêteté envers eux-mêmes en n’ayant pas honte d’exprimer à leurs pairs et aux soignants comme le monde les affecte…Et, souligne l’importance d’avoir quelqu’un à qui parler…et comme « la force est d’aimer le faible ».

 
 
 

Plaisir après quelques mois de mots en sommeil, de prendre un peu de temps pour partager ici, les récentes découvertes culturelles qui ont mis mes sens en émoi…

... Et pour ouvrir le bal, envie d'évoquer le livre de Saphia Wesphael, « Pour tout l’art du monde - 7 rencontres autour de la créativité » publié chez Robert Laffont.


Une enthousiasmante et captivante lecture doublée de gratitude en découvrant la jolie plume de Saphia Wesphael, autour de la question du rôle de l’art dans notre société, au fil de ses échanges passionnés avec 7 artistes autour de leurs sources d’inspiration.


Chroniqueuse poétique en Belgique, puis dans l’émission de divertissement « Clique » de Mouloud Achour diffusée sur Canal + (en clair), elle y convoquait les grands esprits d’hier et d’aujourd’hui pour vulgariser la philosophie… Saphia Wesphael est aussi connue pour sa diction particulière, et a souvent ému les invités ainsi que les téléspectateurs avec ses palpitantes chroniques lors de ses délicates prestations à l’écran.


« Pour tout l’art du monde - 7 rencontres autour de la créativité » est un livre lumineux par la couverture et les pépites qui y fleurissent. Un recueil inspirant, où les mots pétris d’émotions et de profondeur, respirent l’envie de l’auteure de partager, la beauté et l’intensité des échanges avec les artistes rencontrés (Barbara Pravi, Abd al Malik, Guillaume Canet, Juliette Fiévet, Félix Radu, Anaïs Volpé et Ibrahim Maalouf) et leurs passions solaires. Le livre, de bout en bout, fait briller le pouvoir des liens créés entre nos « humanités »…


Assurément, quelle belle Invitation à nous émerveiller, à explorer nos champs des possibles et à oser exprimer notre lumière. Des mots nous donnant envie d’habiter et de vibrer fort la vie, sans oublier de la célébrer, et de sublimer nos sensibilités en étant à l’écoute de nos fragilités…


Un précieux écrin de mots et de regards encourageant à nous éveiller à nous-mêmes, « êtres d’émotions » !

 
 
 
  • Photo du rédacteur: Henitsoa
    Henitsoa
  • 26 déc. 2022
  • 1 min de lecture

Je me souviens, je me rappelle…combien Bryan Adams, auteur-compositeur-interprète canadien, m’a conquise avec la découverte de son indémodable et entêtant tube « (everything i do) i do it for you » (titre de la bande originale du film « Robin des Bois, prince des voleurs » au début des années 90).

Je me souviens, je me rappelle…en 1991, combien son trépidant album « Waking up the neighbours » a tourné en boucle des mois durant…sans imaginer un jour, que j’aurais l’opportunité en concert, de me régaler à souhait de ses nombreuses chansons qui m’ont longtemps accompagnées…


Et que d’Emotions, en cette nuit magique du lundi 12 décembre 2022, de me retrouver en bord de scène du Dôme de Paris, vibrer « enfin » à l’écoute live des morceaux de Bryan Adams, Artiste si cher à mon cœur et à mes oreilles…


Comme il l’a fredonné dans l’un de ses titres, « ce soir (là), j’ai le droit de rêver » et quel merveilleux rêve vécu minute par minute en savourant le spectacle et l’effervescence ambiante…, toute à la fois adulte ancrée au sol et captivée, et le souvenir de l’ado, tête dans les nuages de voir un souhait inespéré se réaliser…


D’ailleurs, l’euphorie de l’instant suspendu de ces 2h de concert généreux et intense, continue d’opérer…Quelle soirée indescriptible à goûter en live au florilège de pépites émotionnelles qui m’ont charmées des années durant et quelle énergie et complicité partagées sur scène !


Dreams come true !



 
 
 
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